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Les anges jouent des maracas
Angel Tomás González Ramos
« Les anges jouent des maracas » aurait du être le premier roman
publié par L’atinoir.
Il fut le premier des textes que Paco Ignacio Taibo II m’a recommandé
pour le traduire et le faire éditer en français. Bien vite deux éditeurs français
s’étaient intéressés à cette histoire et finalement Jean-Pierre Sicre,
alors directeur des éditions Phébus décida de l’éditer. Mais écarté injustement
de la vie littéraire française à laquelle il a tant apporté, le fondateur
de la prestigieuse maison d’éditions n’eut pas le temps de l’envoyerà l’imprimerie.
Après vint l’idée de L’atinoir avec la généreuse et précieuse décision
de mon compadre d’en être le conseiller littéraire avec pour seule condition
d’être selon ses propres paroles asesor mais surtout pas dictador. Pour
présenter ce projet éditorial qui doit beaucoup aussi à deux écrivains, le
Mexicain Juan Hernandez Luna et le Français Sébastien Rutés, nous
avions aussi décidé de bien expliquer au lecteur quelle en serait la ligne,
ligne quiselon l’idiosyncrasie
latino-méricaine serait plus souvent
courbe que droite et pourrait même avoir le tracé du zigzag.
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« Les anges jouent des maracas » est la dixième livraison de L’atinoir
dont l’une des caractéristiques est et sera de toujours proposer une
préface au lecteur. La démarche se veut essentiellement littéraire et ne
prétend pas par des éloges enthousiastes et des jugements catégoriques
inciter le possible lecteur à emporter le livre qu’il tient entre les mains. Il
s’agit plutôt de lui proposer une première rencontre avec l’écrivain, de lui
permettre de découvrir l’argument ou l’intrigue du roman, d’envisager le
style et l’intention de l’auteur, et surtout de lui fournir assez d’éléments
et de critères qui pourront l’attirer ou devront le mettre en garde.
J’ai convenu avec Ángel Tomás González Ramos d’illustrer ce qui
précède avec une présentation de son roman en répondant à des questions
que je lui ai posées.
Ses réponses m’ont paru si claires que je n’ai pas cru nécessaire de
reproduire le questionnaire et de laisser place aux explications sincères,
très personnelles et profondément cubaines pour ne pas dire caribéennes
de l’auteur.
Enfin, je voudrais dire ici qu’un atinoir n’existe pas. Ce terme, autre
enfant du hasard comme le roman que vous allez peut-être lire, pourrait
être, paraît-il, le résultat de l’hybridation des mots « latin » et « noir »
comme on l’a souvent avancé ? Franchement, je ne le crois pas. L’espagnol« atinar » qui signifie, viser juste, aurait bien pu inconsciemment apparaître
lors de multiples réflexions. Il pourrait aussi ne s’agir que d’une
simple coïncidence, ce qui reste toujours possible lorsqu’il s’agit d’une
invention.
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